L’Edito du 25 juin 2017. La piscine mode d’emploi

Le titre de notre édito, hommage à Georges Perec, continue de soutenir l’idée qu’une piscine est l’addition d’un ensemble d’éléments qui se doivent de jouer ensemble afin de satisfaire tous ses usagers.
Malheureusement, la politique menée par l’Eurométropole et la ville de Strasbourg consiste à restreindre cette conjugaison.
Un principe de base : quand vous construisez une piscine, vous partez dans l’idée que celle-ci permettra à chacun d’y trouver son compte, nageur sportif comme usager venu en famille. Hélas, tout le « plan piscines » est parti de l’idée d’un usage « grand public » sans tenir compte du sportif.
Cela n’a rien de surprenant quand on connait les compétences de nos politiques en la matière, les éminents sportifs Froelhy, Hermann et Oehler.
Cet édito ne permet pas de développer dans le détail et se contentera de s’appuyer sur un exemple suffisamment parlant.
En l’occurence, le niveau de la natation sportive sur l’Eurométropole.
Strasbourg, septième ville de France compte un seul nageur qualifié pour les championnats de France, qui se sont tenus en mai dernier à Schiltigheim.
Que penser de ce ratio ?
Certes les clubs sont les premiers responsables de ce résultat. Mais leur dynamisme est lié aux effets d’une politique sportive municipale, surtout pour les sports amateurs. Il en est autrement pour les sports professionnels.
Quelle politique sportive pour Strasbourg ? Disons-le tout net, elle est nulle, inexistante !
M. Hermann peut s’enorgueillir dans son édito du « Mag » Strasbourg Eurométropole d’écrire : « En ce mois de mai ce sont plus de 200 000 personnes qui auront fréquenté les tribunes de la Meinau, du Rhénus Sports pour suivre la SIG, celles des Internationaux de tennis féminin comme celles de la piscine de Schiltigheim à l’occasion des Championnats de France de natation ».
Il oublie de dire que les infrastructures sont à bout de souffle faute d’investissements novateurs.
Ainsi les nageurs, dont des médaillés internationaux, se sont plaints du bassin de Schiltigheim qui n’est plus dans les normes. Certains, avec leur gabarit de baigneurs de haut-niveau, touchaient le fond du bassin au moment de virer.
Je le rappelle, malgré les 100 millions d’euros investis, aucun des bassins de Strasbourg  n’est à même d’accueillir une compétition de niveau international.
Langue de bois, autosatisfaction, refus d’affronter les réalités, voilà ce qui caractérise nos trois hommes politiques ayant la main sur le sport à Strasbourg.
M. Oelher a recueilli 6,41% de voix aux dernières législatives. Plus de compétences en matières sportives et plus d’actes lui auraient probablement permis de se retrouver au second tour.
Nous avons souhaité rester silencieux le temps des dernières échéances électorales.
Maintenant est venu le temps de la recomposition politique. Celle-ci permettra peut-être une véritable avancée au niveau d’une politique sportive à la hauteur pour les piscines. Quant à nous, nous allons continuer à l’ouvrir, sans complaisance aucune à l’égard de nos représentants.
En tout cas, nous poursuivrons notre tentative d’épuisement des piscines strasbourgeoises (dernier clin d’oeil fait à Georges Perec, que nous aimons tant).
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