L’Edito du 14 janvier 2017. Tout a une fin, ce qui ne veut pas dire que le mieux est à venir !

2017, année électorale, promet son lot de surprises. L’élu peut s’inquiéter car rien de définitif pour lui. Il suffit d’aller sur Facebook pour s’affliger des discours tenus par celui-ci. Contentement, usage de la brosse à reluire, critique plutôt basse à l’égard de l’opposant, on voit de tout sur les réseaux sociaux. Ravalement du discours politique étonnant. Le niveau baisse. Et le narcissisme des petites différences explose.

Que nos élus, nous avons voté pour eux, se mettent aussi à lire et qu’ils arrêtent de faire le perroquet. Un conseil: qu’ils se penchent attentivement sur « Le roman du Canard » joliment écrit par Patrick Rambaud paru dans « Le Canard enchainé 100 ans ».

Alors la ville et ses piscines?

Là faut pas rêver. Elle fera ce qu’elle a décidé. Et elle continuera à le faire mal.
Quelques exemples : la rénovation de la piscine de la Kibitzenau et déjà des malfaçons. Seulement la faute à des matériaux bas de gamme ? Bien sûr que non.
Qui prendra la charge d’assumer ce qu’une expertise vient de révéler au sujet du carrelage, déjà en piteux état ? Carrelage dont personne ne voudrait – c’est le moins disant qui a gagné – . Le coût estimé par l’expertise pour le refaire : 950 000€ !
Une porte vitrée coulissante qui sépare le grand bassin de la partie enfant s’est, il y a quelques semaines, brutalement brisée.
Les portes de séparation sont attaquées par l’eau et déjà en état de décomposition. Pourries en leur coeur.
Sur les cinq finalistes du concours, quatre avaient placé l’arrivée des baigneurs du côté de la petite profondeur du bassin dit olympique (il n’en a que le nom) avec relation directe à l’espace ludique.
Celui qui a gagné fait arriver les personnes sur la grande profondeur avec accès à l’espace ludique. C’est là une faute grave avec le risque que les enfants se jettent dans le grand bassin. C’est une règle éliminatoire : on arrive toujours des vestiaires et des douches dans une piscine sur les petites profondeurs.
J’en déduis que les dés étaient peut-être pipés.

Autre exemple, la piscine de Hautepierre.
Au sujet de sa rénovation en cours, il était prévu de garder le hall d’accueil de la piscine et les vestiaires qui ont été reconstruits en 2009, après avoir été percutés par une voiture bélier en 2008. Réfection qui a couté environ 1 million d’euros. Construction qui vient d’être rasée. Les voitures bélier ont un pouvoir de destruction bien moindre que celui des élus.
Donc, rien à attendre de la ville. Elle ira là où elle a décidé d’aller. Mais elle n’indique pas quelle est son orientation. Que veulent donc les responsables des sports et des piscines de la ville ?
Ils ont, avec les énormes moyens dont ils disposaient, produit des rénovations qui vont coûter très cher aux contribuables dans les années à venir.
Où ont-ils pêché leurs connaissances pour nous servir de telles rénovations ? Reste que la future piscine de Hautepierre sera du même acabit et rappellera ce qui a déjà été fait.

Quant à la piscine de la Victoire, on peut sourire d’avance au delà même du formidable silence que la ville entretient.
Par exemple, l’idée même du bassin extérieur est ridicule car il aura plus les dimensions d’une baignoire que d’un vrai bassin.
Cette mode des bassin nordiques ? Une bêtise.
L’idée de créer un institut national de recherche du sport santé est à nos yeux une escroquerie.
Par contre c’est un bel appel à la subvention d’État. Qui aux yeux du grand public osera le dire ?
C’est comme si on déclarait « mort au grand Panda ». Il y a des lieux très bien faits pour ça à Strasbourg, avec du personnel qualifié, comme par exemple la piscine du centre de réadaptation de Clemenceau, de bassin de 25 m et 4 couloirs.

Pour le reste, à la Victoire, on va pratiquer une politique de ségrégation. Surtout ne plus mélanger les publics.
Donc on joue sur les sentiments, sur le complexe de culpabilité qui touche toute personne, sur l’économique etc.
Je pense que la Victoire est morte et personne ne veut y croire.
Il vont rénover certes. Mais à coût bas et très mal. Très mal car pensé à partir de grands a priori guidés par je-ne-sais quelle logique utilitaire.

Maintenant une dernière nouvelle : la direction des piscines vient d’exploser, remerciement et limogeage à sa tête pour ce début d’année. Mais rien n’est sûr quant à ceux qui prendront la place de ceux qu’on a fait partir, après de belles années de mécontentement au niveau du personnel.
De fait, ces cadres remerciés sont aussi des lampistes.
Avec cette mode de manager à partir des nouveaux canevas type école de management de Strasbourg on risque le pire.
Car et c’est ce qu’on peut lire chez Rambaud surtout ne pas penser et tout faire pour écarter toute critique.
C’est dirait-on, la devise des responsables du plan piscines.

 

P.S. En photo la piscine des Houilles (Communauté de communes Boucle de la Seine) 2014, 10 M€, cabinet d’architecture BVL.

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Comments
One Response to “L’Edito du 14 janvier 2017. Tout a une fin, ce qui ne veut pas dire que le mieux est à venir !”
  1. Merci de cet article! J’allais cliquer sur « j’aime » mais ce n’est pas vrai, car tout cela est vraiment triste.
    Ce matin j’étais à la piscine de la Kibitzenau et je pensais à ce que vous avez écrit…. Quel dommage!
    j’ai vu aussi les nouvelles tariffes 2017, les prix ne cessent d’augmenter de façon exponentielle….
    J’espère que votre article sera lu par les responsables des piscines de Strasbourg et qu’ils les fera refléchir sur la bonne gestion de nos piscines!
    Saturnino

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